BOLTANSKI "Personnes"
Invité de Monumenta 2010 au Grand Palais -
Paris, Christian Boltanski présente au Grand-Palais une installation
spectaculaire « Personnes », tandis qu'au Mac/Val - Vitry il
confronte le visiteur, parfois avec humour, au labyrinthe de la mort
« Après ». Depuis
plus d'une trentaine d'années, BOLTANSKI compose des installations (réalisées à
l'aide de boîtes, de photographies, d'objets perdus ou trouvés, de vêtements)
qui apparaissent comme autant de mises en scène de notre histoire. Une histoire
où plane l'ombre de la Shoah, des massacres de masse mais aussi, dit-il, celle
du «doigt de Dieu», ce doigt qui, au hasard, fait tourner la grande roue de la
vie.
"Les crimes de masse ont pour moi une importance particulière. Quand on voit des morts après une émeute ou un massacre, on voit toujours des vêtements. Le vêtement est lié au meurtre de masse mais pas seulement à cela. Comme dit Milan Kundera, il faut que les vieux morts laissent la place aux jeunes morts."
Comment
définissez-vous votre travail ?
"Je
dirais que mon activité consiste à poser des questions par l'intermédiaire de
moyens visuels ou par des sensations. Il existe deux types d'art : celui qui
parle de l'art lui-même, de son fonctionnement. Et il y a celui qui parle de la
vie. Moi, je suis de ce côté-là."
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Monumenta 2010, Christian Boltanski, «Personnes». Grand-Palais, Paris-8e.
Jusqu'au 21 février.
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«Après», Christian Boltanski. Mac/Val, Vitry-sur-Seine; 01-43-91-64-20. Du 15
janvier au 15 mars.